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Découvrez nos derniers articles sur les diagnostics immobiliers, la réglementation et nos conseils pratiques.

À LA UNE
Diagnostiqueur immobilier : comment éviter les arnaques en ligne
15 octobre 2026

Diagnostiqueur immobilier : comment éviter les arnaques en ligne

Les diagnostics immobiliers indispensables lors d'une vente Au moment de vendre un bien immobilier, le vendeur doit fournir plusieurs diagnostics réglementés, dont la liste varie selon divers critères comme l’âge de la construction, sa situation géographique, ou encore les équipements présents. Pour une maison construite avant 1997, on demandera en général un diagnostic de performance énergétique (DPE), l’identification éventuelle d’amiante, l’expertise des installations électriques et gaz le cas échéant, la recherche de termites suivant la localisation, un état des risques et pollutions (ERP), un constat des risques d’exposition au plomb pour les bâtiments antérieurs à 1949, et un audit énergétique si la classe du DPE est F ou G. Pour ceux qui proposent un appartement en copropriété à la vente, il faudra aussi mesurer la surface selon la loi Carrez. Coût d’un dossier de diagnostics : des prix très variables Les prix pratiqués pour un dossier de diagnostics immobiliers ne sont pas encadrés et peuvent donc fluctuer fortement selon le type et l’état du bien. Pour un logement récent, les tarifs débutent autour de 300 à 450 €. Comptez de 450 à 700 € pour une maison plus ancienne avec installation au gaz, ou jusqu’à 1 500 € pour un bien nécessitant un audit énergétique. Faire réaliser tous les diagnostics par la même entreprise permet en général de réaliser des économies notables plutôt que de les commander séparément. Le diagnostic termites, une obligation selon la zone Ce contrôle n’est indispensable que si le bien se situe dans une commune placée sous arrêté préfectoral concernant les termites. Sa validité, limitée à 6 mois, en fait un des documents les plus souvent expirés avant la signature si la vente s’éternise. Pour vérifier l’obligation dans votre secteur, renseignez-vous auprès de la mairie ou de la préfecture. La validité du DPE avant la mise en vente Si votre diagnostic de performance énergétique a été réalisé avant juillet 2021, il ne sera plus accepté pour une transaction immobilière depuis janvier 2025, en raison d’une évolution dans la méthode de calcul. Un DPE postérieur au 1er juillet 2021 reste valable dix ans, sauf si des travaux importants sont intervenus entre-temps. Comprendre l’audit énergétique et ses conditions Complémentaire au DPE dans les maisons dont la performance énergétique est jugée faible (classées F ou G), l’audit énergétique dresse un état détaillé et suggère des travaux pour améliorer l’habitat. Il s’impose avant la signature du compromis et coûte en général entre 500 et 900 €. Anticiper cette démarche est conseillé pour ne pas retarder la vente. Peut-on vendre malgré une mauvaise note énergétique ? La vente d’un logement énergivore (classe F ou G) reste possible, sous réserve de fournir un audit détaillé à l’acquéreur et de mentionner la performance énergétique dès l’annonce. Attention : la location d’un bien classé G est désormais interdite depuis janvier 2025. Ce critère peut peser lourd sur le prix de vente, entraînant souvent une négociation à la baisse de 10 à 15 % par rapport à un logement similaire mieux noté. Durée de validité des différents diagnostics DPE : 10 ans, hors travaux majeurs Diagnostic amiante (négatif) et diagnostic plomb (négatif) : illimités Électricité et gaz : 3 ans Termites et ERP : 6 mois Audit énergétique : 5 ans Pensez à vérifier la date de ces documents avant tout engagement, car l’ERP et le diagnostic termites sont fréquemment périmés lors de la rédaction du compromis de vente. Le règlement des diagnostics : une charge du vendeur La responsabilité du vendeur est d’établir le dossier de diagnostics techniques, à ses frais, et de le transmettre à l’acheteur avant la signature. Ce dernier est libre de commander d’autres expertises, mais ce n’est en rien obligatoire. Diagnostiqueur immobilier en ligne : comment repérer les pièges ? De nombreux sites proposent des diagnostics à bas coûts. Certains interviennent sur un vaste territoire au détriment de la réactivité et de la qualité du service. Un rapport imprécis ou bâclé peut être contesté par l’acheteur ou noté comme non conforme par le notaire, engageant alors la responsabilité du vendeur, par exemple si l'étiquette DPE annoncée s’avère erronée. Pour une vérification rapide, consultez le registre officiel des diagnostiqueurs certifiés à l’adresse diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr. Veillez à ce que le professionnel choisi dispose des certifications requises pour les prestations demandées. Diagnostics périmés ou revente différée : que faire ? Si la vente n’aboutit pas et que le bien est remis sur le marché plus tard, il faudra probablement refaire le diagnostic termites et l’ERP si plus de 6 mois se sont écoulés. Pour l'électricité et le gaz, la validité court sur 3 ans. Quant au DPE, il n’est à refaire que si des transformations importantes ont eu lieu. En cas de doute, faites appel à un professionnel qui saura juger la conformité des documents pour éviter des frais inutiles. Conclusion Passer par internet pour sélectionner un diagnostiqueur peut s’avérer pratique mais recèle aussi des risques. Pour se prémunir contre les arnaques en ligne, il convient de toujours vérifier la certification du professionnel, de comparer plusieurs devis, et de privilégier la qualité du service à un prix trop alléchant. Une démarche sérieuse vous garantira une transaction plus sereine et conforme à la réglementation en vigueur.

L’impact de la réforme DPE sur la valeur de votre bien électrique
30 septembre 2026

L’impact de la réforme DPE sur la valeur de votre bien électrique

La réforme du DPE et l’évolution du coefficient d’électricité À partir du 1er janvier 2027, une réforme importante affectera le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), modifiant la manière dont l’électricité est prise en compte dans le calcul de la performance énergétique des logements. Le coefficient de conversion, qui permet de traduire la consommation d’électricité finale en énergie primaire, sera abaissé de 1,9 à 1,7. Cette décision, officialisée par l’arrêté du 19 août 2026, arrive tout juste un an après une baisse précédente du coefficient qui était alors passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026. Ce changement vise à mieux refléter la composition du mix énergétique français et à offrir un calcul plus juste pour les logements utilisant principalement l’électricité. En conséquence, ce nouveau paramètre pourrait avoir un impact significatif sur la note DPE de nombreux biens immobiliers. Quels logements électriques seront concernés ? Tous les logements où l’électricité est une source d’énergie importante pourraient être touchés par cette évolution. L’effet sera particulièrement notable pour les logements disposant de : chauffage électrique ; production d’eau chaude fonctionnant à l’électricité ; pompe à chaleur. Le changement de coefficient ne modifiera pas obligatoirement la classe DPE de tous ces logements. L’impact réel dépendra de la performance globale du bien, de ses équipements et de sa consommation. Selon les estimations, près de 300 000 résidences principales pourraient quitter les classes énergétiques les moins performantes (F et G). Les propriétaires de biens électriques, notamment, devraient en majorité bénéficier de cette réforme. Un passage de classe sans travaux Aucune transformation physique du logement ne sera nécessaire pour bénéficier d’une meilleure note DPE : seule la méthode de conversion de l’électricité en énergie primaire sera ajustée. Certains logements, situés au seuil entre deux classes, verront leur classement évoluer à partir de 2027, passant par exemple d’une étiquette G à F, ou bien de F à E, selon les situations individuelles. À noter qu’aucun logement ne se retrouvera avec une note moins avantageuse uniquement à cause de ce changement de coefficient. Quels enjeux pour la vente et la location ? La classe DPE possède une influence directe sur la commercialisation des logements : elle doit être indiquée dans les annonces et conditionne parfois l’accès au marché locatif ou les obligations de travaux. Depuis 2025, les biens classés G ne peuvent plus être proposés à la location en Métropole, restriction qui s’étendra aux logements classés F en 2028, puis E en 2034. Un passage vers une catégorie supérieure suite à la modification du coefficient peut donc ouvrir de nouvelles perspectives pour les propriétaires et investisseurs. Pour anticiper la situation d’un bien, il est d’ores et déjà possible d’utiliser des simulateurs en ligne permettant de projeter la future classe énergétique avec le coefficient de 1,7. L’audit énergétique obligatoire et les obligations réglementaires Certaines transactions impliquent un audit énergétique, notamment lors de la mise en vente de maisons individuelles ou bâtiments en monopropriété classés E, F ou G (D à partir de 2034). Si un bien sort de ces classes à la faveur du changement de coefficient, il pourrait ne plus être soumis à cette exigence lors d’une transaction. Il est donc stratégique, pour les professionnels comme pour les particuliers, d’anticiper ces évolutions afin de s’y préparer sereinement. À retenir sur la validité des DPE La réforme ne rendra pas obligatoire l’établissement d’un nouveau DPE pour les documents déjà valides au 1er janvier 2027. Une attestation officielle, que chacun pourra télécharger gratuitement via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, permettra de mettre à jour l’étiquette énergétique selon le nouveau coefficient, tout en conservant la validité du diagnostic d’origine. Les audits énergétiques existants bénéficieront du même dispositif : seules les classes seront actualisées, les données initiales restant inchangées. Comment anticiper ces changements ? Pour les professionnels du secteur immobilier (agents, notaires, syndics…), il est recommandé d’identifier dès aujourd’hui les logements susceptibles de bénéficier d’une amélioration de leur classement DPE. Cela implique : de vérifier la date et la validité des DPE existants ; d’évaluer l’incidence du nouveau coefficient sur la note du bien ; de s’assurer de la conformité du logement avec les règles de vente ou de location à venir ; de déterminer la nécessité d’un audit énergétique selon la future étiquette. En anticipant ces évolutions, chaque acteur du secteur pourra sécuriser ses dossiers et proposer des solutions adaptées à ses clients. Des outils de simulation, souvent fournis par les réseaux de diagnostiqueurs, sont déjà à disposition pour faciliter cette mise à jour. En résumé, cette réforme du DPE rendra plus attractifs de nombreux logements à chauffage électrique, améliorant potentiellement leur valeur et leurs débouchés sur le marché immobilier. Profiter dès maintenant des outils disponibles pour anticiper ces impacts constitue un atout certain pour les propriétaires et professionnels de l’immobilier.

Loi Carrez : mesurer son bien avant la vente, mode d’emploi
11 août 2026

Loi Carrez : mesurer son bien avant la vente, mode d’emploi

Comprendre l’importance de la superficie Loi Carrez Lorsque l’on met en vente un appartement en copropriété, il est essentiel d’indiquer la superficie privative selon la Loi Carrez. Cette obligation s’applique à tous les lots de copropriété concernés par la vente, et la surface exacte doit figurer dans les documents officiels. Même si le recours à un professionnel n’est pas exigé légalement, il reste préférable de solliciter un expert pour éviter toute erreur qui pourrait avoir des conséquences sérieuses lors de la transaction. Quels espaces entrent dans le calcul de la surface Carrez ? La surface Loi Carrez correspond à la taille des planchers des espaces clos et couverts du lot de copropriété, après avoir soustrait les surfaces occupées par les murs, les cloisons, les escaliers, les gaines, ainsi que les embrasures de portes et de fenêtres. Les règles à respecter sont strictes et encadrées par le décret du 17 mars 1967. Les surfaces avec une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 mètre ne doivent pas être prises en compte. Les espaces ou fractions de lots mesurant moins de 8 mètres carrés ne font pas partie du décompte. En raison de ces critères techniques précis, faire appel à un spécialiste pour réaliser ce mesurage limite le risque d’erreur et protège vendeur comme acquéreur de futurs désaccords. La mention Loi Carrez dans l’acte de vente : une obligation à ne pas négliger Conformément à la réglementation, l’indication de la superficie privative mesurée selon la Loi Carrez doit apparaître dans tout compromis de vente ou acte de vente définitif relatif à un lot de copropriété. Le notaire remet alors une attestation reprenant cette superficie lors de la signature de l’acte authentique, parfois accompagnée du texte de loi correspondant s’il n’est pas déjà intégré au dossier. Bien qu’aucun texte n’exige de recourir à un professionnel qualifié, réaliser la mesure soi-même présente des risques : une méprise sur la superficie peut entraîner des responsabilités juridiques et provoquer d’éventuelles contestations postérieures à la vente. Quelles sont les conséquences en cas d’erreur de surface ? Omettre la mention de la surface Loi Carrez dans l’acte de vente peut conduire à l’annulation pure et simple de la transaction à la demande de l’acheteur, s’il agit dans le mois suivant la signature. Si la surface indiquée se révèle inexacte par la suite, deux situations peuvent se présenter : Si la surface réelle dépasse celle déclarée, l’acheteur n’a pas à payer de supplément. Si elle s’avère inférieure de plus de 5 % à celle annoncée, l’acheteur peut exiger une diminution proportionnelle du prix, à la condition que la demande soit formulée dans l’année suivant la vente. Ces mécanismes visent à garantir l’équité lors de la transaction et protègent l’acquéreur contre les erreurs préjudiciables. Pourquoi confier son mesurage Loi Carrez à un expert ? Pour garantir la fiabilité des mesures et éviter toute déconvenue, il est conseillé de passer par un diagnostiqueur compétent. Ce professionnel connaît l’ensemble des subtilités du calcul Loi Carrez et produit un document opposable qui sécurisera la vente. Vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté pour une transaction sereine, à l’abri de litiges potentiels ou de baisses de prix après la signature.

Amélioration du confort d'été : les étapes selon le DPE
20 juillet 2026

Amélioration du confort d'été : les étapes selon le DPE

Comprendre le confort d'été mesuré par le DPE Lorsque l'on reçoit son Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), un indicateur attire particulièrement l'attention pendant les périodes chaudes : le confort d'été. Ce paramètre ne se limite pas à la question de la consommation énergétique en hiver, il permet également d'évaluer la capacité du logement à maintenir une température agréable sans climatisation pendant la saison estivale. Il est important de savoir que seule la résistance passive du bâtiment face à la chaleur est prise en compte. Toute installation de climatisation, même performante, n'influence pas ce critère. Le niveau de confort d'été affiché sur le DPE varie selon trois catégories : insuffisant, moyen ou bon. Les principaux éléments considérés pour le confort estival Le calcul du confort d’été s’appuie strictement sur cinq caractéristiques structurelles du logement. Chaque critère joue un rôle important dans le maintien de la fraîcheur lors des vagues de chaleur. L'efficacité de l’isolation de la toiture : Le toit représente l’une des principales voies d’entrée de chaleur. Une isolation adaptée limite significativement l’échauffement des pièces sous-jacentes. L’inertie thermique du bâtiment : Les murs épais, surtout en pierre ou en béton, absorbent le frais la nuit pour le restituer progressivement en journée, ce qui permet de modérer la température intérieure. La présence de protections solaires extérieures : Des dispositifs comme les volets roulants, persiennes ou stores situés sur les fenêtres orientées au sud, à l’est ou à l’ouest, et sur les fenêtres de toit, réduisent considérablement la surchauffe. La capacité du logement à être traversé par l’air : Un appartement ou une maison traversant(e) offre une aération naturelle efficace en permettant un courant d’air nocturne entre plusieurs façades. L’installation de brasseurs d’air fixés au plafond : Contrairement aux ventilateurs mobiles, seuls ceux permanents permettent d’obtenir un meilleur score dans le DPE. Astuces sur l’évaluation des ouvertures et particularités des fenêtres de toit Certaines petites fenêtres orientées au sud peuvent être exclues de l’analyse des protections solaires si leur surface ne dépasse pas 0,7 m² et si elles représentent moins de 10 % de la surface totale vitrée. Il faut toutefois noter que cette exception ne s’applique jamais aux fenêtres installées en toiture (type Velux) : celles-ci sont toujours prises en compte dans le calcul, peu importe leur dimension. Définir si un logement est traversant Le DPE considère un bien comme traversant si aucune façade ne concentre plus de 75 % des surfaces vitrées totales. Si toutes les ouvertures sont regroupées sur la même façade, la ventilation nocturne est limitée, ce qui se répercute négativement sur le confort d'été. En revanche, une répartition plus équilibrée des fenêtres entre plusieurs côtés du logement favorise l'entrée d'air frais la nuit. Conseils pour améliorer le confort d'été et optimiser votre DPE Plusieurs améliorations peuvent être mises en œuvre pour obtenir un meilleur niveau de confort d’été, tout en valorisant le diagnostic énergétique du logement : Ajouter des protections solaires extérieures (volets, persiennes, stores) sur toutes les fenêtres exposées, y compris en toiture. Rénover ou renforcer l’isolation sous la toiture afin de limiter l’accumulation de chaleur à l’intérieur. Installer un brasseur d’air au plafond pour favoriser la diffusion de l’air en cas de fortes températures. Privilégier une isolation thermique par l’extérieur, lorsque cela est possible, afin de préserver la capacité des murs à stocker la fraîcheur. Pour votre confort au quotidien, pensez également à garder les volets fermés en journée pour limiter la chaleur, et à aérer tôt le matin ou en soirée afin de faire entrer l’air frais. Si l’usage de la climatisation s’avère nécessaire, il est recommandé de ne pas régler la température en dessous de 26°C. Obtenir un accompagnement personnalisé En cas de doute ou si vous souhaitez des conseils adaptés à votre logement, faire appel à un diagnostiqueur professionnel permet d’analyser en détail votre DPE et d’identifier les axes d’amélioration les plus pertinents pour renforcer le confort d’été.

Amiante en location, une mesure pour la santé des occupants
12 juin 2026

Amiante en location, une mesure pour la santé des occupants

Un nouveau diagnostic bientôt obligatoire Le sujet de la présence d’amiante dans les logements destinés à la location prend une nouvelle importance. Alors que l’exigence d’un diagnostic amiante pour les locations est évoquée depuis plusieurs années, une réglementation pourrait enfin entrer en application dès le 1er janvier 2027. Cette avancée s’appuie sur la volonté d’offrir un niveau d’information plus élevé pour les locataires occupant des logements anciens, souvent concernés par ce risque sanitaire. Les logements concernés par la future obligation Les habitations visées seraient celles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Ce critère s’aligne sur le dispositif déjà en vigueur pour les ventes immobilières, la date correspondant à l’interdiction de l’utilisation de l’amiante dans le secteur du bâtiment. Le diagnostic porterait ainsi sur les mêmes éléments et matériaux que lors d’une vente, garantissant une uniformisation des pratiques et des méthodes de repérage. Conséquences pour les propriétaires et les professionnels Ajout d’un diagnostic amiante au sein du dossier relatif à la location Transmission d’informations renforcées aux locataires quant aux éventuels risques présents dans le logement Attention particulière portée sur les logements construits avant l’interdiction de l’amiante Préparation du dossier en amont de toute mise en location d’un bien concerné Le texte en préparation envisage aussi de sensibiliser locataires et occupants sur les dangers liés aux travaux ou rénovations dans un logement contenant encore de l’amiante, afin de limiter tout risque d’exposition accidentelle. Un enjeu de santé publique majeur L’amiante est reconnue pour ses effets nocifs lorsqu’elle se dégrade ou lors d’interventions sur des matériaux qui en contiennent. Les fibres microscopiques, invisibles sans équipement spécifique, peuvent s’avérer dangereuses en cas d’inhalation, d’où la nécessité d’une prévention active et d’une communication claire auprès des personnes susceptibles d’être exposées. Anticiper pour une location en toute sérénité Il est recommandé aux bailleurs et aux professionnels de se tenir informés des changements réglementaires à venir afin d’assurer la conformité des logements mis en location. Même si le décret officiel n’a pas encore été adopté, prendre les devants permet de limiter les imprévus et de garantir la sécurité des futurs occupants. Conclusion L’intégration du diagnostic amiante au dossier de location représente une avancée notable dans la protection de la santé des locataires. Cette évolution du cadre réglementaire constitue une étape essentielle pour éradiquer les risques liés à ce matériau dans les logements anciens, en misant sur la prévention et la responsabilisation des propriétaires.

Sécuriser son investissement immobilier face au risque RGA
25 mai 2026

Sécuriser son investissement immobilier face au risque RGA

Comprendre les enjeux du retrait-gonflement des sols argileux À compter du 1er juillet 2026, une nouvelle cartographie du risque de retrait-gonflement des argiles (RGA) sera en vigueur sur le territoire français. Cette évolution concerne directement toute personne détenant un bien immobilier ou envisageant d’en acquérir un. À travers cet article, découvrez comment anticiper et protéger votre patrimoine immobilier face à ce phénomène naturel. Le phénomène RGA expliqué Certains types de sols, en particulier ceux composés d’argile, réagissent fortement aux variations climatiques. Lors de périodes de sécheresse, l’argile a tendance à se contracter. Lorsqu’il pleut, elle reprend du volume. Ces changements répétés peuvent causer des mouvements du sous-sol, provoquant potentiellement des dégâts structurels tels que des fissures sur les bâtiments. Si ces évolutions sont généralement progressives, elles deviennent de plus en plus fréquentes et marquées sous l’effet du changement climatique. Une nouvelle cartographie nationale mise à jour Pour refléter l’évolution des conditions climatiques et une meilleure connaissance des sols, les autorités ont décidé d’actualiser la carte officielle du RGA. À partir de juillet 2026, cette carte remplacera la version actuelle et servira de référence lors de toutes les transactions immobilières et pour les autorisations de construction. Le nouveau découpage prend en considération : L’augmentation des épisodes de sécheresse La croissance du nombre de sinistres déclarés Les données les plus récentes sur la nature des sols Conséquence de cette réactualisation : plus de la moitié - environ 55 % - du territoire sera désormais classée à risque moyen ou élevé, contre 48 % jusqu’alors. Vérifier la situation de son bien Pour savoir si un logement ou un terrain est concerné par un risque RGA, il est possible de consulter gratuitement les cartes officielles mises à disposition sur le site Géorisques. Cette démarche vous permet d’être informé sur l’exposition éventuelle du bien avant toute opération immobilière. Voir la carte ici : site Géorisques . RGA : quel réel impact sur les habitations ? Le fait de se situer dans une zone argileuse ne signifie pas que les constructions sont systématiquement fragilisées. Cela traduit surtout une attention accrue à accorder à la conception des bâtis et à l’adaptation des fondations. Beaucoup de maisons implantées dans ces secteurs restent indemnes lorsqu’elles ont été édifiées conformément aux recommandations techniques adaptées. L’incidence sur la vente ou l’achat immobilier Le risque RGA figure désormais de plein droit dans l’État des Risques et Pollutions (ERP), un document essentiel lors de toute vente ou location de bien. Celui-ci doit être présenté à l’acquéreur ou au futur locataire dès la première visite. Il détaille l’ensemble des risques naturels et technologiques auxquels la zone est exposée, favorisant ainsi la transparence et la prise de décision éclairée. Construction : attention particulière sur les terrains à bâtir Avant de débuter un projet sur un terrain constructible localisé en secteur RGA, quelques précautions sont à connaître : La réalisation d’une étude de sol peut s’avérer nécessaire suivant l’exposition du terrain L’adaptation des fondations et la mise en œuvre de techniques spécifiques sont parfois indispensables pour prévenir les désordres futurs L’essentiel à retenir Le phénomène RGA découle naturellement du comportement des argiles face aux variations de l’humidité. La nouvelle carte qui entrera en application en 2026 offre une vision plus précise des secteurs concernés, aidant ainsi à intégrer ce paramètre dans tous projets immobiliers. Cette mise à jour n’empêche aucunement d’acheter ou de vendre, mais elle permet aux acteurs du marché d’être mieux informés et de sécuriser leur démarche, pour une gestion sereine de leur patrimoine.

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